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Les réponses à vos questions
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1/ Quels sont les organes qui peuvent être greffés ?
2/ Y a t-il une limite d'âge pour faire don de ses organes après sa mort
3/ Quelles sont les chances de succès d'une greffe ?
4/ Quelle est la différence entre le don d'organes et le don du corps à la science ?
5/ Une personne inscrite sur le Registre national des refus pourra t-elle bénéficier d'une greffe ?
6/ J'ai été gravement malade. Cela m'empêche t-il de donner mes organes après ma mort ?
7/ Y a-t-il un moyen pour la famille d'un donneur de rencontrer les greffés qui on reçu ses organes ?
8/ Si je donne mes organes, ma famille devra t-elle assumer un surcoût financier lié au prélèvement ?
9/ Comment être certain qu'une personne en état de mort encéphalique ne va pas se réveiller ?
10/ Vu la situation dans les hôpitaux, comment être certain que les médecins mettront tout en oeuvre pour que
les organes d'une personnes en état de mort encéphalique seront bien prélevés et transplantés ?
11/ Comment les organes prélevés sont-il attribués ?
12/ Ma famille peut-elle s'opposer au prélèvement de mes organes si je suis porteur d'une carte de donneur ?
13/ J'aimerais pouvoir faire don de mes organes après ma mort, mais ma religion l'interdit.
14/ Si j'ai sur moi une carte de donneur, comment avoir la certitude que tous les moyens seront bien mis
en oeuvre pour me maintenir en vie, en cas d'accident grave par exemple.
15/ Un de mes meilleurs amis est dialysé, je veux lui donner un rein mais son médecin dit que c'est impossible, pourquoi ?
16/ La greffe est-elle un traitement coûteux pour la société ?
17/ Que penser des histoires de trafic d'organes que l'on lit de temps en temps dans les tabloïds ?
1/ Quels sont les organes qui peuvent être greffés ?
Tous les organes vitaux peuvent faire l'objet d'une greffe.
Le coeur, le foie, les reins, les poumons, le pancréas, l'intestin peuvent être greffés.
Un seul donneur peut ainsi sauver de nombreuses vies...
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2/ Y a t-il une limite d'âge pour faire don de ses organes après sa mort
Tout le monde peut exprimer le souhait de donner ses organes après sa mort, aucune limite d'âge précise n'a été instituée.
Aujourd'hui, de plus en plus de prélèvements se font sur des personnes d'âge avancé. Les équipes médicales considèrent que c'est l'âge physiologique
et la qualité des organes qui comptent, plutôt que l'âge légal. Le foie d'une personne de 65 ans peut être en meilleure santé que celui
d'une personne de 35 ans...
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3/ Quelles sont les chances de succès d'une greffe ?
Les taux de réussite de la greffe sont très élevés. C'est une thérapeutique qui permet de sauver ou d'améliorer considérablement la vie de nombreux
malades et qui a un très bon espoir de succès. Aujourd'hui, plusieurs dizaines de milliers de personnes en France vivent grâce à un organe transplanté.
Les taux de réussite des greffes sont en hausse constante, tout comme l'espérance de vie des transplantés. La greffe, ça marche !
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4/ Quelle est la différence entre le don d'organes et le don du corps à la science ?
Ce sont deux situations très différentes.
Dans le premier cas, les organes seront prélevés dans le but de soigner des malades, et le corps est ensuite rendu
à la famille qui procède aux obsèques de son choix.
Dans le second cas, on lègue son corps à la faculté de médecine pour la recherche ou pour que les étudiants
apprennent concrètement l'anatomie.
Le corps n'est alors pas rendu à la famille.
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5/ Une personne inscrite sur le Registre national des refus pourra t-elle bénéficier d'une greffe ?
Le fait d'être opposé au don de ses organes n'a aucune incidence sur la possibilité d'être soi même transplanté.
La législation protège véritablement toutes les opinions.
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6/ J'ai été gravement malade. Cela m'empêche t-il de donner mes organes après ma mort ?
Là aussi, c'est l'équipe médicale qui jugera de la possibilité de prélever et de greffer tel ou tel organe.
Même les personnes qui ont bénéficié d'une greffe d'organe peuvent éventuellement donner leurs organes à leur tour,
si les circonstances le permettent... Dans tous les cas, il faut faire part de sa volonté de faire don de ses organes à ses proches.
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7/ Y a-t-il un moyen pour la famille d'un donneur de rencontrer les greffés qui ont reçu ses organes ?
Non, c'est impossible. L'anonymat est un des principes fondamentaux du don d'organes après la mort.
Cependant, si elle le souhaite, la famille du donneur peut être informée sur la tranche d'âge et le sexe des receveurs,
et sur le résultat des greffes dans le temps.
De même, les receveurs qui souhaitent témoigner leur reconnaissance peuvent confier un message à l'Agence de Biomédecine qui le transmet
à la famille de leur donneur, en s'assurant qu'il respecte l'anonymat.
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8/ Si je donne mes organes, ma famille devra t-elle assumer un surcoût financier lié au prélèvement ?
Pas du tout, la gratuité est un principe inscrit dans la Loi de Bioéthique du 6 août 2004.
« Aucun paiement, quelle qu'en soit la forme, ne peut être alloué à celui qui se prête au prélèvement
d'éléments de son corps ou à la collecte de ses produits. Les frais afférents au prélèvement ou à la collecte
sont intégralement pris en charge par l'établissement de santé chargé du prélèvement ou de la collecte. »
De même, les praticiens qui effectuent des prélèvements d'organes ne reçoivent aucune rémunération spécifique.
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9/ Comment être certain qu'une personne en état de mort encéphalique ne va pas se réveiller ?
La mort encéphalique est diagnostiquée après un examen clinique soigneux et approfondi, par deux médecins,
qui constatent l'absence de tout fonctionnement
cérébral. Ce diagnostic est complété par des examens para-cliniques : deux électroencéphalogrammes
ou une radiographie des vaisseaux cérébraux (angiographie).
L'ensemble de ces examens a été rendu obligatoire par le législateur (lois bioéthiques).
La mort encéphalique par sa brutalité est difficile à comprendre et à accepter par les proches puisque la personne
décédée respire et a le coeur qui bat,
ceci grâce aux techniques de réanimation. Mais la destruction du cerveau atteste de façon certaine de son décès, sans risque d'erreur de diagnostic.
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10/ Compte tenu de la situation dans les hôpitaux, comment être certain que les médecins mettront tout en oeuvre pour que les organes d'une personne en état
de mort encéphalique soient bien prélevés et transplantés ?
Elevés au rang de priorité nationale par la Loi de Bioéthique du 6 août 2004, le prélèvement et la greffe d'organe s'appuient sur le principe
du consentement présumé. C'est aussi une mission de service public hospitalier.
Les médecins doivent donc l'accomplir comme tout autre acte de soin...
Enfin, le prélèvement sauve des vies, et il s'agit là de l'objectif ultime de tout soignant.
Dès lors, tout est mis en oeuvre pour que la générosité des donneurs se concrétise par la réalisation des greffes, dans les meilleures conditions possibles.
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11/ Comment les organes prélevés sont-il attribués ?
La liste d'attente pour une greffe est gérée de façon transparente par l'Agence de la Biomédecine, qui est totalement indépendante des équipes de prélèvement
et de transplantation, ce qui garantit son impartialité. Les greffons sont attribués aux malades en attente de greffe selon des règles de répartition
bien précises, qui prennent à la fois en compte des critères médicaux et les principes de justice.
Il n'existe donc pas de possibilité de « passe droit » pour les malades. La loi de bioéthique précise que « Les règles de répartition et d'attribution des
greffons doivent respecter le principe d'équité. »
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12/ Ma famille peut-elle s'opposer au prélèvement de mes organes, même si je suis porteur d'une carte de donneur ?
Conformément à la Loi de Bioéthique, le médecin interroge ses proches afin de savoir si le défunt était opposé au don d'organes.
Cette question est formulée au pire des moments : la mort encéphalique se produit en général de façon brutale et inattendue.
Face à la violence de la situation, la tentation est grande de balayer d'un revers de main cette difficulté supplémentaire.
Porter une carte de donneur reste un engagement personnel fort, mais il faut se souvenir qu'en France, ce n'est pas un document officiel.
La loi nous donnant la liberté de décider personnellement, il est essentiel que chacun mène cette réflexion et fasse part de sa décision à ses proches
pour qu'ils puissent en témoigner. Les cartes de « grands témoins » peuvent vous aider à aborder ce sujet avec votre entourage.
Vous êtes favorable au don d'organes ? Demandez votre « Passeport de Vie ».
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13/ J'aimerais pouvoir faire don de mes organes après ma mort, mais ma religion l'interdit.
Toutes les grandes religions monothéistes, telles que le Catholicisme, l'Islam, le Protestantisme et le Judaïsme, se sont toutes prononcées en faveur du don d'organe
et de la transplantation et encouragent les croyants à réfléchir à la question.
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14/ Si j'ai sur moi une carte de donneur, comment avoir la certitude que tous les moyens seront bien mis en oeuvre pour me maintenir en vie,
en cas d'accident grave par exemple ?
Les médecins des services d'urgence et de réanimation sont totalement indépendants des équipes de prélèvement ou de transplantation.
Leur seul souci est de sauver les vies de leurs patients.
Ce n'est que lorsque tout aura été tenté, en vain, pour sauver une personne et que son décès aura malheureusement été constaté que la question du don d'organes
pourra éventuellement être posée.
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15/ Un de mes meilleurs amis est dialysé, je veux lui donner un rein mais son médecin dit que c'est impossible. Pourquoi ?
Une personne peut donner de son vivant un rein, plus rarement une partie de son foie ou de ses poumons.
La loi de bioéthique fixe de façon précise les conditions d'un tel don. Malheureusement, le don entre amis, même très proches, n'est pour le moment pas autorisé.
Actuellement, peuvent donner un organe de leur vivant : le père, la mère du receveur, ainsi que par dérogation son fils, sa fille, son conjoint, ses frères et soeurs,
le conjoint de son père ou de sa mère, ses grands-parents, ses oncles et tantes, ses cousin(e)s germain(e)s, ou toute personne faisant la preuve d'une vie commune
d'au moins deux ans avec le receveur.
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16/ La greffe est-elle un traitement coûteux pour la société ?
En fait c'est plutôt l'inverse. La plus fréquente des greffes est la transplantation rénale (elles ont représenté 2730 des 4426 greffes réalisées en 2006 en France).
Les malades qui attendent une greffe de rein doivent être traités par dialyse pour survivre. C'est un traitement très lourd, associé à des conditions de vies très difficiles,
et dont le coût annuel est dix fois supérieur à celui de la greffe ! Greffer plus de patients permettrait donc non seulement de transformer radicalement leurs existences,
mais aussi de réaliser d'importantes économies de santé.
Ainsi, le coût de la pénurie d'organes en France peut être estimé à environ 600 millions d'euros chaque année !
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17/ Que penser des histoires de trafic d'organes que l'on lit de temps en temps dans les tabloïds ?
Pour ce qui est de la France, ce sont des légendes urbaines sans fondement.
D'abord, la loi prévoit que le don d'organes est gratuit : la commercialisation d'un organe est un délit. L'article 511-2 du code pénal prévoit une peine de sept ans
d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende.
Ensuite, la greffe en France est l'activité médicale la plus règlementée. Chacune de ses étapes fait l'objet de procédures strictes, qui rendent totalement impossible
l'usage d'organes obtenus par des moyens illégaux.
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