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L’histoire de la greffe

Histoire de la greffe

L’histoire de la greffe commence par une légende et se poursuit avec les grandes découvertes du XXe siècle. Des premières transfusions à la greffe du visage, chaque étape a sauvé de nouvelles vies. En parallèle, la loi française a encadré le don d’organes autour de trois principes : gratuité, anonymat et consentement présumé. Voici les dates clés de cette aventure médicale et humaine.


1. IIIe siècle, la légende de Côme et Damien

Au XVe siècle, Fra Angelico peint un panneau qui représente la greffe d’une jambe au diacre Justinien par saint Côme et saint Damien. On peut l’admirer au couvent San Marco, à Florence. Au XIIIe siècle, Jacques de Voragine racontait déjà cette histoire dans La Légende dorée. Selon lui, un cancer rongeait la jambe du diacre. Les deux saints amputèrent donc le membre malade et le remplacèrent par celui d’un Éthiopien récemment décédé.

Ainsi, les auteurs de ce miracle devinrent les saints patrons des médecins et des chirurgiens. Cette légende ouvre en quelque sorte l’histoire de la greffe.

Histoire de la greffe. Fresque de Fra Angelico qui représente la greffe d'une jambe au diacre Giustiniano par Saint Côme et Saint Damien. Jacques de Voragine en fournit l'explication au XIIIème siècle dans son ouvrage La Légende Dorée: la jambe de Giustiniano était atteinte d'un cancer. Saint Côme et Saint Damien amputèrent le membre malade et le remplacèrent par celui d'un éthiopien récemment décédé. Œuvre présente au couvent San Marco à Florence.
Fra Angelico, « Miracle de la jambe noire »

2. 1818, la première transfusion sanguine d’homme à homme

En 1818, l’obstétricien anglais James Blundell réalise la première transfusion de sang humain à un patient. Puis il renouvelle ce geste chez une dizaine de malades, surtout des femmes victimes d’une hémorragie après un accouchement.

Environ la moitié de ces patients survit. La transfusion prépare ainsi le terrain des futures greffes.

Histoire de la greffe. Première transfusion sanguine d'homme à homme.  Un obstétricien anglais, le Professeur James Blundell, transfuse quelques centilitres du sang d'un homme à son épouse, qui avait fait une hémorragie à la suite d'un accouchement.  

3. Début des années 1900, groupes sanguins et débuts de la greffe

Histoire de la greffe. Les 4 groupes sanguins, A, B, O et AB. Découverte des groupes sanguins par l'allemand Karl Landsteiner.

En 1901, l’Autrichien Karl Landsteiner définit trois groupes sanguins : A, B et O. Peu après, ses collègues découvrent un quatrième groupe, AB.

Plus tard, en 1907, les médecins comprennent qu’une transfusion n’est possible qu’entre groupes sanguins compatibles.

De son côté, le Français Alexis Carrel met au point la suture des vaisseaux sanguins, une technique indispensable à toute transplantation. Il apprend d’abord la couture auprès d’une brodeuse. Ensuite, il applique ce savoir-faire aux anastomoses vasculaires. Parti aux États-Unis, à Chicago puis à New York, il tente des transplantations sur des animaux. Il montre aussi l’intérêt du froid pour conserver les organes et les tissus. Ses travaux lui valent enfin le prix Nobel en 1912.

En 1906, le Lyonnais Mathieu Jaboulay, spécialiste de chirurgie vasculaire, greffe un rein de porc puis un rein de chèvre au pli du coude de deux femmes. Toutes deux souffrent d’insuffisance rénale. Malheureusement, elles décèdent peu de temps après.

Les chirurgiens maîtrisent désormais les gestes techniques. Cependant, les greffes continuent d’échouer, car les receveurs ne tolèrent pas les éléments venus d’un autre organisme.

4. 1933-1951, les premiers essais de greffe rénale

En 1933, le chirurgien soviétique Iouri Voronoy s’intéresse au caractère immunologique du rejet. Il tente alors la première greffe de rein d’un humain à un autre. La receveuse est une jeune femme de 26 ans, et le donneur un homme décédé de 60 ans. La patiente meurt quelques jours après la greffe. Pourtant, cette tentative marque une étape importante.

Par la suite, le zoologue Peter Medawar réalise des greffes de peau sur des animaux pour étudier le rejet. Ces travaux lui vaudront le prix Nobel en 1960.

En 1947, à Boston, David Hume tente une transplantation clandestine. La patiente, une jeune femme, souffre d’une insuffisance rénale aiguë après un avortement. Le rein greffé fonctionne quelque temps, assez pour que ses propres reins reprennent leur activité. Les médecins retirent ensuite le greffon, et la malade survit.

En 1950, à Chicago, Richard Lawler greffe un rein prélevé sur une personne décédée à une femme atteinte de polykystose rénale. Son organisme rejette toutefois le greffon au bout de quelques mois. Malgré tout, la patiente vit encore cinq ans. Très critiqué à l’époque, Richard Lawler compte pourtant parmi les pionniers de la greffe rénale.

En 1951, en France, René Küss, Charles Dubost et Marceau Servelle mettent au point une technique pour placer le greffon dans la fosse iliaque. Les chirurgiens du monde entier l’ont ensuite adoptée, et ils l’utilisent encore aujourd’hui.

Histoire de la greffe. Photo des docteurs Richard Lawler, James West et Raymond Murphy, à Chicago en 1951. Les trois docteurs viennent de réaliser la première greffe de rein avec succès.
La première greffe rénale officielle réussie, Dr. Richard Lawler, Dr. James West et Dr. Raymond Murphy
Photo de René Küss, pionnier français de la greffe, au bloc opératoire.
René Küss, pionnier français de la greffe

5. 1952, première tentative de greffe à partir d’un donneur vivant

Quelques années plus tard, en 1958, l’immunologiste Jean Dausset décrit le premier antigène du système HLA. Ce système fonctionne comme une carte d’identité génétique de chaque personne. Ses travaux lui vaudront le prix Nobel de médecine en 1980.

Cette découverte change la façon de greffer. Désormais, pour éviter que le receveur rejette l’organe, deux solutions existent :

  • soit les systèmes HLA du donneur et du receveur se ressemblent le plus possible, comme chez les vrais jumeaux ;
  • soit les médecins affaiblissent le système immunitaire du receveur pour empêcher le rejet.
Histoire de la greffe. Découverte du système HLA en 1958 par Jean Dausset, immunologiste français. Travaux qui lui vaudront un Prix Nobel de Médecine. Technique qui change la manière de greffer. Schéma explicatif du système HLA et son impact sur la greffe d'organes.
Le système HLA et la compatibilité

Noël 1952 : Marius Renard et sa mère

Revenons en décembre 1952. Marius Renard, un jeune charpentier de 16 ans, tombe d’un échafaudage. Pour stopper une hémorragie, le chirurgien doit lui retirer son unique rein. Or le rein artificiel n’existe pas encore : une mort certaine attend le jeune homme. Désespérée, sa mère supplie alors les médecins de greffer l’un de ses reins à son fils.

Face à ce drame, Jean Hamburger et son équipe jugent moralement acceptable de tenter cette opération de la dernière chance. Ils refusent en effet de regarder Marius s’éteindre lentement.

La nuit de Noël 1952, toute une équipe se mobilise à l’hôpital Necker. Louis Michon, Nicolas Oeconomos et Jean Vaysse greffent le rein gauche de la mère dans la fosse iliaque droite du fils. D’abord, l’opération semble un succès : le rein fonctionne immédiatement et Marius reprend des forces. Les médias s’emparent alors de son histoire. La mère et le fils deviennent des héros nationaux, symboles de l’amour maternel et des prodiges de la médecine.

Hélas, le greffon cesse peu à peu de fonctionner. Vingt et un jours plus tard, le rejet devient total et le jeune garçon meurt.

Histoire de la greffe. Article de journal de 1953 sur Marius Renard et sa mère. Première tentative de greffe à partir d'un donneur vivant.

6. 1954, première greffe rénale réussie à partir d’un donneur vivant

En 1954, à Boston, l’équipe des docteurs Joseph Murray, John Merrill et Hartwell Harrison réalise la première greffe de rein entre deux vrais jumeaux. Il s’agit des frères Herrick, âgés de 23 ans. Comme le donneur et le receveur sont génétiquement identiques, le rejet ne se produit pas.

C’est donc la première transplantation rénale « réussie », c’est-à-dire qui fonctionne pendant plus de six mois.

En 1959 ont ensuite lieu les premières greffes entre faux jumeaux.

Pour y parvenir, Jean Hamburger à Paris et John Merrill à Boston irradient les futurs receveurs. Ils suppriment ainsi temporairement la fonction de la moelle osseuse, responsable du rejet.

Néanmoins, cette irradiation reste un traitement très lourd, car elle détruit tout le système immunitaire du receveur. Le patient devient alors très vulnérable : le moindre virus peut lui être fatal. Malgré ces effets secondaires considérables, les greffes entre faux jumeaux réussissent, à Boston puis à Paris.

Photo de John Merrill, chirurgien américain, et de Jean Hamburger, chirurgien français. Les deux médecins ont l'idée d'irradier les futurs receveurs afin de supprimer temporairement la fonction de la moelle osseuse, responsable du rejet.
John Merrill et Jean Hamburger
Histoire de la greffe. Photo des frères Herrick en 1954 à Boston, après leur opération. Première greffe rénale réussie, réalisée sur deux vrais jumeaux.
Les frères Herrick après leur opération

7. 1959, découverte de l’état de mort encéphalique

En 1959, à Paris, les neurologues Pierre Mollaret et Maurice Goulon décrivent pour la première fois le « coma dépassé ». On parle aujourd’hui de mort encéphalique. Cette notion jouera ensuite un rôle clé dans le prélèvement d’organes.

8. 1960, les premières greffes hors gémellité

En 1960, René Küss et Marcel Legrain réalisent les trois premières greffes hors gémellité, c’est-à-dire entre personnes qui ne sont pas jumelles. Deux des patients survivront 18 mois.

En 1962, à Boston, les médecins réussissent pour la première fois la greffe d’un rein prélevé sur un donneur décédé. Le patient survit 21 mois grâce à un nouveau médicament immunosuppresseur, l’azathioprine, associé aux corticoïdes.

9. Années 1960, la greffe s’étend à d’autres organes

  • Le foie

En 1963, le docteur Thomas Starzl tente à Denver la première greffe de foie. Malheureusement, le patient, un enfant de 3 ans, meurt d’une hémorragie pendant l’opération. La même année, Thomas Starzl renouvelle l’essai chez deux autres patients, mais leur survie ne dépasse pas trois semaines.

Finalement, il réussit la première greffe du foie en 1967. La patiente survit alors 13 mois.

  • Les poumons

En 1963 également, le docteur James Hardy réalise la première greffe de poumon à l’université du Mississippi. Le patient survit 18 jours. Pendant les vingt années suivantes, aucun receveur d’un seul poumon ne survivra plus de dix mois.

  • Le pancréas

Puis, en 1966, à Minneapolis, les docteurs Richard Lillehei et William Kelly réalisent la première greffe du pancréas.

  • Le cœur

Le 3 décembre 1967, au Cap, en Afrique du Sud, le docteur Christiaan Barnard réalise la première greffe du cœur. Son patient, Louis Washkansky, a 53 ans. Après 18 jours, il meurt d’une pneumonie liée au traitement immunosuppresseur.

En Europe, la première greffe du cœur a lieu en 1968, à Paris. Christian Cabrol la réalise, mais le patient ne survit que deux jours.

  • Le bloc cœur-poumon

Enfin, en 1968, aux États-Unis, le professeur Denton Cooley réalise la première greffe cœur-poumons.

  • Les intestins

Plus tard, en 1985, le professeur Zane Cohen réalise au Canada l’une des premières greffes d’intestin.

10. 1972, la ciclosporine transforme la greffe

En 1972, le biologiste suisse Jean-François Borel découvre les propriétés immunosuppressives de la ciclosporine, une molécule tirée d’un champignon. Cette découverte va transformer la greffe et allonger fortement la durée de vie des greffons.

Sa mise sur le marché, en 1983, marque une avancée décisive. Les programmes de transplantation se multiplient alors.

Grâce à la ciclosporine, les docteurs Norman Shumway et Bruce Reitz réussissent en 1981, à Stanford, la première greffe cœur-poumons durable.

En 1984, en Californie, un nourrisson surnommé « Baby Fae » reçoit le cœur d’un babouin. Elle survit 21 jours. Cette tentative relance le débat sur les greffes entre espèces.

Représentation de la molécule de ciclosporine, médicament antirejet
Ciclosporine

11. 1976, la loi Caillavet

La loi du 22 décembre 1976, dite loi Caillavet, crée le premier cadre légal du prélèvement en France. Elle introduit la notion de consentement présumé. Ainsi, toute personne qui n’a pas fait connaître son refus devient un donneur présumé. Ensuite, les décrets de mars 1978 créent des registres de refus dans les hôpitaux. Les personnes opposées au don peuvent donc le faire savoir.

12. 1989 et 1990, les premières greffes de foie et de poumon à partir de donneurs vivants

En 1989, Teri Smith, une jeune mère de 29 ans, donne une partie de son foie pour sauver sa fille Alyssa, âgée de 21 mois. En effet, le foie a la propriété de se régénérer. Peu à peu, le recours aux donneurs vivants s’impose, car de nombreux patients meurent sur liste d’attente.

Histoire de la greffe. Photo tirée d'un reportage de la chaîne américaine ABC, en 2023. Reportage sur Teri Smith et sa fille. Première transplantation réussie de foie, en 1989, entre une mère et sa fille.
Teri Smith et sa fille 24 ans plus tard

L’année suivante, en 1990, des chirurgiens remplacent le poumon droit d’une petite fille par un lobe pulmonaire de sa mère.

13. 1990, le pape Jean-Paul II soutient le don d’organes

En 1990, le pape Jean-Paul II apporte son soutien officiel au don d’organes. Par la suite, il renouvelle souvent cet engagement de l’Église catholique en faveur du don et de la greffe :

« Il faut insuffler dans le cœur des personnes, et en particulier dans le cœur des jeunes, une reconnaissance authentique et profonde du besoin d’amour fraternel, un amour qui puisse trouver une expression dans la décision de devenir un donneur d’organes. »

Photo du pape Jean-Paul II. Jean-Paul II offre son soutien officiel au don d'organes en 1990.
Jean-Paul II

14. 1994 et 1996, les avancées de la loi

Par ailleurs, en 1996, le décret du 2 décembre fixe les critères légaux de la mort encéphalique. La France la reconnaissait déjà depuis la circulaire Jeanneney de 1968.

Deux ans plus tôt, en 1994, la France adopte ses premières lois de bioéthique. Elles portent sur le respect du corps humain, le don d’éléments du corps humain, la procréation médicalement assistée et le diagnostic prénatal.

Ces lois posent trois principes pour le don d’organes : la gratuité, le consentement présumé et l’anonymat entre donneur et receveur.

Elles encadrent aussi très strictement le don du vivant. Seuls les parents, les enfants, les frères et sœurs, et le conjoint en cas d’urgence, peuvent alors donner.

La même année, la loi crée l’Établissement français des Greffes (EfG). Placé sous la tutelle du ministère de la Santé, cet établissement public organise les greffes en France. Il gère notamment la liste d’attente et l’attribution des greffons. En outre, il promeut le don d’organes et fixe les règles de répartition et de bonnes pratiques. Enfin, il évalue l’activité de greffe.

15. 1998, le Registre national des refus

En 1998, le Registre national des refus voit le jour. Tous les hôpitaux de France peuvent le consulter 24 heures sur 24, et chacun peut s’y inscrire.

16. 1998-2000, les premières greffes de la main

En 1998, à Lyon, les professeurs Jean-Michel Dubernard et Earl Owen réussissent la première greffe de la main au monde. Cette greffe de tissus composites associe la peau, les vaisseaux et les nerfs. Elle reste donc plus complexe qu’une greffe d’organe. De plus, les risques de rejet sont très élevés.

En 2000, les deux chirurgiens renouvellent leur exploit : ils greffent cette fois les deux mains de Denis Chatelier, amputé après l’explosion d’une fusée artisanale. C’est un nouveau succès, puisque le patient retrouve peu à peu la sensibilité.

Photo de Jean-Michel Dubernard, chirurgien français, et de Denis Chatelier, greffé des deux mains. Jean-Michel dubernard et Earl Owen réalise la première greffe de la main en 1988, et greffent deux mains en 2000 à Denis Chatelier.
Jean-Michel Dubernard et Denis Chatelier, dont il avait greffé les deux mains

17. Début des années 2000, la greffe devient une priorité nationale

En 2000, le ministère de la Santé lance le « Plan Greffe ». Il vise à améliorer l’accès à la greffe, notamment grâce à des moyens humains supplémentaires pour le prélèvement dans les hôpitaux.

En juin 2000, le gouvernement fait aussi du 22 juin la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes. Chaque année, une campagne nationale d’information accompagne cette journée.

Deux ans plus tard, en 2002, le Conseil de l’Europe ouvre à la signature un protocole additionnel sur la transplantation d’organes et de tissus humains.

En 2003, une enquête de l’Assurance maladie permet pour la première fois de compter les malades dialysés en France : ils sont plus de 30 000. Beaucoup pourraient bénéficier d’une greffe de rein. Pourtant, les délais d’attente s’allongent sans cesse.

2004-2005 : une nouvelle loi et une nouvelle agence

Le 6 août 2004, avec plus de cinq ans de retard, le Parlement révise la loi de bioéthique. Le prélèvement et la greffe d’organes deviennent ainsi une priorité nationale.

La loi élargit aussi le cercle des donneurs vivants. Le père et la mère peuvent donner un organe. Par dérogation, d’autres proches le peuvent également : conjoint, frère, sœur, enfant, grands-parents, oncle, tante, cousin germain, conjoint du père ou de la mère. C’est aussi le cas de toute personne qui vit avec le receveur depuis au moins deux ans.

Le 10 mai 2005, l’Agence de la biomédecine (ABM) remplace l’Établissement français des Greffes. Elle reprend toutes ses activités liées au prélèvement d’organes, de tissus et de cellules. De plus, ses missions s’étendent à la procréation, à l’embryologie et à la génétique humaine.

Pour plus d’informations: www.agence-biomedecine.fr

Logo de l'agence de la biomédecine, créée le 10 mai 2005.

18. 2005, la première greffe partielle du visage

En 2005, les équipes des professeurs Jean-Michel Dubernard et Bernard Devauchelle réalisent la première greffe partielle du visage. Elles greffent un triangle nez-bouche à Isabelle Dinoire, une femme de 38 ans défigurée par un chien.

Photo d'Isabelle Dinoire, première femme au monde greffée du visage. Les équipes des professeurs Dubernard et Devauchelle réalisent la première greffe partielle d'un triangle nez bouche en 2005.
Isabelle Dinoire, première femme au monde greffée du visage

19. 22 juin 2019, le ruban vert

À l’initiative du collectif Greffes+, les associations engagées pour le don d’organes se réunissent pour la première fois. Avec le soutien de l’Agence de la biomédecine et de la Fondation de l’Académie de médecine, elles adoptent le ruban vert comme symbole de cette cause. Elles le lancent officiellement le 22 juin 2019, lors de la 19e Journée nationale de réflexion sur le don d’organes, la greffe et de reconnaissance aux donneurs.

Ruban vert, symbole du don d'organes