Religions et don d’organes ne s’opposent pas. En effet, les grands cultes présents en France acceptent le don, à trois conditions : il doit rester libre, gratuit et respectueux du défunt. Pourtant, la peur de trahir ses convictions freine encore certaines familles.

Religions et don d’organes : ce que disent les cultes
- Catholicisme : l’Église y voit un acte de charité. Elle demande seulement que le consentement reste libre.
- Protestantisme : les Églises parlent d’un geste de solidarité. Chacun décide selon sa conscience.
- Islam : de nombreuses autorités l’admettent pour sauver une vie. Elles insistent sur le respect du corps.
- Judaïsme : sauver une vie passe avant la plupart des autres règles. Ainsi, beaucoup de rabbins acceptent le don.
- Bouddhisme : le don apparaît comme un acte de compassion. Le choix reste personnel.
Un engagement commun en faveur du don
En 2009, les représentants des principales autorités religieuses ont signé une déclaration commune pour le don de vie. La Fondation Greffe de Vie avait lancé cette initiative. Ce texte montre que la foi et le don vont dans le même sens.
Des obsèques selon vos rites
Le prélèvement a lieu au bloc opératoire. Le chirurgien opère avec le même soin que pour un patient vivant. Ensuite, l’équipe rend le corps à la famille. Celle-ci peut alors organiser les obsèques selon ses traditions.
Parler de religions et de don d’organes en famille
Le plus souvent, ce n’est pas la foi qui bloque un don. C’est plutôt le doute des proches sur ce que voulait le défunt. Si une question vous retient, parlez-en avec un responsable de votre communauté. Surtout, dites à votre famille ce que vous souhaitez, quel que soit votre choix.
Pour aller plus loin : ce que dit la loi, notre F.A.Q. et le site officiel dondorganes.fr.
