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Mort encéphalique : comprendre ce décès

La mort encéphalique correspond à l’arrêt total et définitif du cerveau. Le sang n’y circule plus, et les cellules cérébrales meurent sans retour possible. Il s’agit donc d’un décès, et non d’un coma.

Angiographies comparant un cerveau normalement irrigué et un cerveau en état de mort encéphalique
À gauche, un cerveau irrigué ; à droite, l’arrêt de la circulation cérébrale en cas de mort encéphalique.

Mort encéphalique : une situation rare

Elle touche environ 1 % des personnes qui meurent à l’hôpital. Le plus souvent, elle fait suite à un traumatisme crânien ou à un accident vasculaire cérébral. Pourtant, c’est dans ce cas que la plupart des dons d’organes deviennent possibles. En effet, la réanimation permet au cœur de continuer à battre pendant quelques heures.

Comment les médecins confirment la mort encéphalique

D’abord, deux médecins réalisent un examen clinique complet. Ils vérifient l’absence totale de conscience, de réflexes du tronc cérébral et de respiration spontanée. Ensuite, un examen complémentaire vient confirmer ce diagnostic. Par exemple, les médecins réalisent deux électroencéphalogrammes à au moins quatre heures d’intervalle. Ils peuvent aussi choisir une angiographie, qui montre l’arrêt de la circulation dans le cerveau. Enfin, le décret du 2 décembre 1996 fixe toutes ces règles.

Mort encéphalique ou coma : deux états différents

Dans le coma, le sang irrigue encore le cerveau. Certaines fonctions persistent, et le patient peut parfois se réveiller. En revanche, la mort encéphalique ne laisse aucun espoir de retour. Seules les machines de réanimation maintiennent alors l’oxygène dans les organes, et seulement pour un temps limité.

Ce qui se passe ensuite pour les proches

Les médecins qui soignent le patient ne réalisent jamais le prélèvement. De plus, personne n’aborde la question du don avant la signature du constat de décès. D’abord, l’équipe de coordination consulte le Registre national des refus. Ensuite, elle demande aux proches si le défunt avait exprimé une opposition. Tout au long de cette étape, elle les écoute et les accompagne.

C’est pourquoi il vaut mieux en parler tôt en famille. Ainsi, vos proches connaîtront votre choix et pourront le faire respecter sereinement.

Pour aller plus loin : le don d’organes étape par étape, notre F.A.Q. et le site officiel dondorganes.fr.